A
BORD DES BANANIERS
Dieppe - Rouen - Le Havre -
Les Antilles
1950 - 1981
Pour vous évoquer la vie
des marins, SEQUANA-NORMANDIE
vous invite à la lecture
du nouveau livre de Paul BONMARTEL
sortie en librairie : mi-novembre
1999
Larguez les amarres... Cap vers
les ANTILLES.
Embarquez à bord des bananiers
de LA TRANSAT...
Cette tranche de vie écrite
par celui qui l'a vécue, concerne la vie au quotidien d'un marin,
avec ses bons et ses mauvais moments...


Retrouvez toutes les odeurs et les
couleurs de la banane...
Dégustez votre ti-punch
en compagnie de Paul...
Une île riche en femmes-fleurs...
Quelques mots de l'auteur :"
Ces dernières années, je fus l'invité d'associations
pour évoquer mes souvenirs de marin. Je proposais à l'assistance
de parler de mon métier en mer, du transport des bananes, de mes
escales aux Antilles.
Je connais bien le sujet, je l'écris comme je le raconte,
un peu dans le désordre... Ces petits chapitres, sans chronologie,
relatent le déroulement de la vie à bord des bananiers.
Ces anecdotes dont je fus le témoin ou l'acteur, je les situe dans
le cadre d'un embarquement, d'une escale. Des histoires simples, quelques
fois drôles, parfois tragiques, se suivent comme des photos sorties
d'une boîte.
C'est également l'occasion d'aborder le côté
technique de la banane, ce fruit très périssable."
Paul
BONMARTEL a navigué du 15 juillet 1947 au 29 juin 1981. Il
comptabilise trente-six ans de navigation : 67 embarquements sur 32 navires
différents de LA TRANSAT.
Retraité, Paul Bonmartel s'est investit
dans le Musée de la Marine de Seine (Caudebec-en-Caux) et le Parc
Naturel Régional de Brotonne.
Il a publié trois ouvrages sur le patrimoine de sa région.(cf rubrique "Bibliographie")
Pour les lecteurs de SEQUANA-NORMANDIE...
Paul BONMARTEL vous offre un extrait
de son livre
Chapitre 8: EN AVION
"Voici une anecdote
qui montre que, pour un marin, l’avion joue un rôle parfois de premier
plan…
Juillet 1971, je suis en congés
: il me reste une vingtaine de jours à prendre. La dame qui distribue
les télégrammes, se déplace en vélomoteur,
elle s’arrête devant la maison, mauvais présage : c’est un
télégramme. La Transat me demande d’embarquer. Je me trouve
une raison pour refuser : au mois de juillet, les enfants sont en vacances…
Il fallait en avoir de l’imagination ! Combien de naviguants ont enterré
plusieurs fois leur belle-mère ?
Parfois, c'était
un coup de téléphone : “ Ah ! monsieur Bonmartel, nous sommes
dans l’obligation, etc.”. Nous étions vraiment indispensables. Comment
la Transat aurait fait sans nous ? Puis un jour, on prend sa retraite et
les navires continuent de naviguer. Voilà ce que je dis aujourd'hui
quand quelqu'un se croit indispensable. Et c'est fou la quantité
de gens comme ça.
Bref, le temps passe vite et le
3 août, mes congés se terminent. Je reçois un télégramme
ainsi libellé :“Présentez vous agence de Paris –stop-
retirer billet d’avion pour Houston –stop- embarquement Fort Fleur Épée
le 5 août à Galveston.”
Sale temps :
c'est un bateau en affrètement, donc qui ne rentre pas en France
ni même en Europe. Il effectue le “triangle de la banane”, ainsi
nommé car il tourne entre Puertos-Barrios au Guatemala, Galveston
et Miami. Ce n’est pas l'embarquement rêvé, mais cette fois,
mes congés sont terminés, je ne peux pas dire non. Petite
vengeance ou représailles de l’armement pour l’embarquement refusé.
La prime de fin d’année, elle aussi s’en ressentira. Mon avancement
ne craint rien… avec mon brevet, je ne finirai pas sur le France comme
chef mécanicien.
A Paris, à
l’agence rue Auber, on me donne mon billet d’avion. Je n’ai pas de passeport
Pas
d’importance vous présenterez votre livret maritime il y a une photo
dessus. Faites vite, votre avion décolle dans deux heures à
Orly. A l’embarquement je présente le livret. Pas de problème.
Et me voilà dans le Boeing Paris-Mexico ; dix heures après,
je débarque à Houston.
A l’immigration,
je présente mon livret maritime. Le gars le feuillette d’un air
complètement dégoûté. Aimable comme un flic
américain. No know. Pas connaître. Ça parlemente, une
hôtesse vient à mon secours, je finis dans un bureau, l’agent
Transat est prévenu. Ce monsieur arrive : Vous êtes en fraude
sur le territoire américain..."
Pour
toute commande, l'auteur a jeté l'ancre à l'adresse suivante
:
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