LES CHAPELLES DE BARRE-Y-VA
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Barre-y-va, c'est l'histoire de deux chapelles dédiées à la Vierge par les gens de la mer...
Elles sont situées à Caudebec-en-Caux (vallée de la seine / Normandie) sur un promontoire dominant la Seine

 

Depuis la Route de Villequier : la chapelle NOTRE DAME DE BARRE Y VA



BARRE-Y-VA ... un nom original
C'est le nom de ce hameau, situé à l'ouest de Caudebec, sur une terrasse surplombant la Seine d'une vingtaine de mètres.. Cette appellation fait allusion au phénomène du Mascaret qui s'appelait alors la BARRE et venait battre le pied de cette terrasse. L'endiguement et l'approfondissement du chenal ont permis de gagner du terrain et favorisé l'établissement d'une route directe longeant la Seine entre Caudebec et Villequier.

Origine du nom...
L'orthographe initiale était BARIVAL, par analogie avec le hameau situé à l'est de Caudebec RETIVAL.
 

1216.... origine du culte
Un jour de 1216, une tempête sévit sur la Seine, très large, tumultueuse, indomptable en ces jours d'équinoxe.
Des marins pêcheurs courent un grand danger et implorent le secours de NOTRE DAME DE MISÉRICORDE.
Leur voeu est aussitôt exaucé... le calme revient... et tandis qu'il regagne la berge, ils découvrent une statue de la Vierge. Reconnaissants et impressionnés par leur découverte, les marins décident d'abriter la statue dans un oratoire qu'ils se proposent de construire....ainsi est né la CHAPELLE BLEUE et le début du culte à Barre-y-Va.
 
 
 

LA "CHAPELLE BLEUE"

Ainsi nommée car un vitrail de couleur bleue fut posé au XVII ème siècle (aujourd'hui, verre de remplacement après les bombardements de 1940) sur la porte....
A moins que l'origine de ce nom ne provienne des quelques infimes traces de fresques azurées sur les murs de la chapelle....
Cet oratoire est orienté au sud, c'est-a-dire ouvert vers la Seine, pour répondre ainsi au service du culte pratiqué par les marins-pêcheurs.
La statue découverte par les marins occupait donc une niche dans cette chapelle.
 
 


 
 


La chapelle est ouverte à tout vent...
seule la grille ferme l'accès
cette chapelle est tournée vers la Seine




LA  GRANDE CHAPELLE ou CHAPELLE NOTRE DAME

En raison de l'importance du culte à Barre-y-Va, on construisit au XVIIème siècle une seconde chapelle.


la façade de la chapelle et l'intérieur en forme de carène de bateau

L'entrée de la Grande Chapelle est situé à l'ouest.
C'est un portail fermé par deux battants.
Le pignon est percé par trois oculis dont celui du centre comporte un vitrail.
C'est par cet unique portail que les pélerins pénètrent dans la chapelle.

A l'intérieur, la voûte de la nef est en forme de carène de navire.
Les murs sont couverts de plaques de marbres. Au nombre de 200 environs, la plus ancienne date de 1859.
Quelques maquettes de bateaux prennent place à l'intérieur.
 
 


Cette maquette d'un navire, ex-voto du XVII ème siècle, est classée Monument Historique.
c'est la plus belle pièce de la chapelle : elle mesure 1.35 hors tout.


Trois autres petits navires sont suspendus à la voûte du choeur.
 


Ce tableau est aujourd'hui conservé au Musée de la Marine de Seine.
EX VOTO de Jean GALAY- 1783

Voici le miracle de Jean Galay, Maître de Quay à Caudebec :"Celui-ci voguait alors au milieu de la Seine sur une barque chargée de bois, quand le 3 août 1783, il fut surpris par un violent orage et risquait fort de chavirer. En vain, sa femme et ses fils qui se tenaient sur le rivage, tendaient leurs bras pour le sauver. Implorant alors Notre Dame de la Miséricorde, le marin fit voeu d'élever un autel sur la côte ; le calme revint aussitôt et Galay, consolé par la douve vision de la Vierge qui apparut dans le ciel, s'agenouilla dans le sanctuaire."
 
 

Le pélerinage du 25 MARS était le plus important. Il était très suivi par les marins-pêcheurs et pilotes de Seine.
Pour l'occason, la chapelle était entièrement décorée de fleurs en papier.
Ce pélérinage n'existe plus actuellement. Le seul qui subsiste encore aujourd'hui est celui de HONFLEUR, à l'estuaire de la Seine.
 

 PAROLES DE MARIN

"Je connais des bateaux qui restent dans le port,
De peur que les courants les entraîenent trop forts,

Je connais des bateaux qui rouillent dans le port
A ne jamais risquer une voile dehors.

Je connais des bateaux qui oublient de partir
Ils ont peur de la mer à force de vieillir,
Et les vaques, jamais ne les ont séparés,
Leur voyage est fini avant de commencer.

Je connais des bateaux qui restent à clapoter,
Pour être vraiment sûrs de ne pas se quitter !

Je connais des bateaux qui s'en vont deux à deux,
Affronter le gros temps quand l'orage est sur eux.

Je connais des bateaux qui s'égratinent un peu,
Sur les routes océanes où les mènent leur jeux.

Je connais des bateaux qui n'ont jamais fini
D'épouser encore chaque jour la vie,
Et qui ne craignent pas parfois de s'éloigner
l'un de l'autre un moment pour mieux se retrouver.

Je connais des bateaux qui reviennent au port,
Labourés de partout mais plus graves et plus forts,

Je connais des bateaux étrangement pareils
Quand ils ont partagé des années de soleil.

Je connais des bateaux qui reviennent d'amour
Quand ils ont navigué jusqu'à leur dernier jour,
Sans jamais replier leurs ailes de géants,
parce qu'ils ont le coeur à taille d'océan."







REGARD D'HIER....


dossier créé par SEQUANA-NORMANDIE
le 27 janvier 2002
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