Lien vers le premier reportage sur BAYGON et
son skipperYvan BOURGNON
(présentation du trimaran,
le championnat 9 TELECOM, la transat Jacques VABRE)
Communiqué N° 1 :
Un mois d'escale à CAUDEBEC-EN-CAUX...
AVENTURES et FRAYEURS pour le trimaran
et son skipper !!
BAYGON ... abandonné par son sponsor !

Le laboratoire pharmaceutique BAYER, sponsor
d'Yvan BOURGNON depuis quelques années mais sous les feux des projecteurs
depuis le retrait de l'un de ses médicaments, avait décidé
de rebaptiser BAYGON, le trimaran d'Yvan BOURGNON.
Le sponsor souhaitait ainsi se faire oublier
quelques temps... C'était donc sous ce nouveau nom de baptême
que BAYGON avait navigué aux Grands Prix du port de Fécamp
et de Zeebrugge.
IRONIE DU SORT !!! BAYGON et son skipper
seront abandonnés définitivement à quelques jours
du départ de la transat Jacques Vabre.
Nouveau challenge pour Yvan BOURGNON... dénicher
un nouveau sponsor afin d'être au départ de la course.
En ce samedi 20 octobre, l'accord est en passe
d'être conclu.... mais ne sera signer que la semaine prochaine...
aussi afin de conjurer le mauvais sort, le skipper et son équipier
gardent le secret.
A LA RENCONTRE DES ÉCOLES
Photo
: le trimaran d'Yvan BOURGNON a inspiré KEVIN (6 ans et demi)...
C'est avec les élèves de l'école
de SAHURS que le skipper est allé partager ses aventures....
Son Histoire ressemble à un conte de
fée... Sa passion pour la voile a commencé le jour où
ses parents ont embarqué pour faire un tour du monde... tour du
monde qui durera trois ans en compagnie de son frère Laurent....
Le récit se poursuit jusqu'à ses victoires récentes
en passant par ses plus belles frayeurs.
Le skipper n'est pas avare en anecdotes...
Le public est conquis....
VANDALISME....
A quai depuis le 19 septembre 2001, BAYGON ne
passe pas inaperçu dans le paysage caudebecquais. Les visiteurs
sont nombreux à emprunter la passerelle qui permet l'accès
aux ponton. A force d'admiration, BAYGON a fait tourner la tête de
quelques
imbéciles qui ont coupés les amarres du trimaran pendant
la nuit. A la merci des courants, le trimaran a été
sauvé par les pilotes
de Seine, dont la station se situe à
Caudebec, route de Villequier.
BAYGON a la baraka avec lui... il ne s'est pas
fait écarteler par un
navire... ils sont environ dix par jour
à remonter la Seine jusqu'au port de Rouen.
LES PREMIERS PRÉPARATIFS
Samedi 20 octobre 2001... une agitation particulière
règne sur les quais de Caudebec.
Ouf !! A force de lire dans la presse
que le skipper était à la recherche d'un sponsor, je redoutais
qu'il ne reste à quai.
Cette agitation est bon signe... une fois
de plus, je décide d'aller à leur rencontre.
Le drapeau du KIWANIS CLUB flotte à bord de BAYGON
Son Président Yann EVEILLARD lui a donné un petit coup
de pouce financier.
BAYGON aura bientôt sa nouvelle tenue d'apparat...
En attendant, l'équipage de BOURGNON s'active à remonter
la grande voile.

DECO ? ou SÉCURITÉ ?
Le travail se terminera tard dans la soirée.
YVAN BOURGNON est préoccupé... la tête déjà
dans l'Atlantique ??? La nuit tombe vite et il reste tant à faire.
Avant de m'éclipser, je demande à Yvan Ravussin à
quelle heure est prévu l'appareillage ? : "Il faudra appareiller
avec la marée... 6 heure du matin environ"
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Communiqué N° 2 :
DIMANCHE 21 OCTOBRE 2001...
BAYGON et son équipage descendent
la SEINE
Zut !! L'heure de la marée n'est pas
du tout compatible avec mon envie de faire un reportage photos... Il fera
encore nuit !
A 7 h15, je me dirige vers les bords de Seine pour m'assurer que BAYGON
est vraiment parti ... SURPRISE ! J'aperçois son mât ....
Mon coeur se met à battre à la chamade... Que se passe t-il
? Un imprévu ? BAYGON ne part plus ??
A peine de temps de gagner le ponton, je le vois qui appareille
et fait déjà sa manoeuvre d'évitage pour mettre le
cap sur l'estuaire. Ouf !
De Caudebec à Villequier, la route longe le bord de Seine...
j'accompagne BAYGON. La nuit est noire mais son feu tribord de couleur
verte me signale sa position.... Sensation bizarre de le voir glisser de
nuit.... BAYGON passe devant moi.... Je le vois s'éloigner au loin.
Mes pensées s'envolent... Je pense alors à ma
remontée de la Seine que j'ai fait à bord du Bananec
Blues le 16 décembre 2000. Là, BAYGON effectue le parcours
en sens inverse. Je l'imagine déjà dans les marais de Norville,
puis devant les charmants villages endormis de Aizier et Vieux-Port. A
Notre Dame de Gravenchon, la cité du pétrole aura t-elle
un regard sur ce trimaran qui passe devant ses appontements ? Et puis le
Pont
de Tancarville et celui de Normandie.
.
LE PONT DE NORMANDIE. Je reviens les pieds sur terre ! Un rapide calcul
me donne du baume au coeur... Il faudra environ 2 heures 30 à
3 heures au trimaran pour atteindre l'estuaire... le jour sera alors levé.
Finalement ce petit retard me permettra peut-être de faire quelques
photos. C'est donc là que je décide de mettre le cap... en
voiture.
8 h 30 : le jour commence à pointer. Je pense
à BAYGON. Où est-il ? Il est vraiment trop tôt pour
monter sur le pont. Je suis alors sur la rive droite. Avant d'attaquer
le parcours, je me décide à prendre un expresso... route
du café oblige. Après tout, BAYGON se prépare pour
la Jacques Vabre.
8
h 50 : Je suis soudain prise d'une angoisse... et si Baygon était
plus rapide... une erreur de calcul ou je sais quoi ! Finalement je décide
de grimper sur le pont... mais rien à l'horizon.
Le beau temps n'est pas au rendez-vous. Je redoute l'averse. Pour le
moment, je suis épargnée, mais j'aperçois au loin
la brume qui enrhume le Pont de Tancarville et les nuages noirs au-dessus
du plateau du Pays de Caux. Du haut de mes 50 mètres (comprenez
par là, la hauteur du tablier ;-)), je suis exposée au vent
qui souffle fort.... 10 mn, 20 mn, 30 mn ... Je commence à trouver
le temps long... Je suis seule ! La circulation se fait rare. Pas même
un sportif en vue. D'habitude, le pont est un défi au coureurs à
pied et cyclistes.
Je suis donc SEULE ...avec les mouettes et cormorans.
Le pont est équipé de vidéos de surveillance...
Une, puis deux, puis trois voitures... de gendarmerie passeront devant
moi à allure réduite. Je me rends compte soudain du comique
de la situation... J'ai envie de leur dire "N'ayez crainte, aucune envie
de me suicider, j'attends BAYGON, le trimaran d'YVAN BOURGNON".
9 h 45 : le voilà...
YVAN BOURGNON à la barre de BAYGON
BAYGON avance à vive allure...
Quelques minutes lui suffiront pour atteindre HONFLEUR et gagner l'estuaire.
Le spectacle aura été de courte de durée mais intense.
SEULE sur le pont de NORMANDIE,
SEQUANA-NORMANDIE vous présente ses quelques
photos ...exclusives
Communiqué N° 3 : le TRIMARAN AU HAVRE
C'est l'heure des réglages ...BAYGON sous voile devant la plage
du HAVRE...

A gauche : affalement de la voile
A droite : en attendant l'ouverture de l'écluse, Baygon fait
des ronds dans l'eau...

manoeuvres d'accostage provisoire dans l'écluse
"BAYER / BAYGON "... un logo tombé à l'eau
En ce 28 octobre 2001, le nouveau sponsor est officiellement connu
"Mon" bel albatros est désormais sponsorisé
par NAUTICA...
"L'aventure au coeur d'un nouveau PARFUM"

Dans le bassin Paul VATINE au HAVRE,
multicoques et monocoques se cotoyent encore pour quelques jours...
Pour toutes informations sur le suivi de la course,
rendez-vous sur le site internet
officiel de la transat JACQUES VABRE
Mes remerciements à YVAN BOURGNON et YVAN RAVUSSIN
On s'est croisé entre deux pontons, entre deux ponts...
J'espère qu'un jour on se croisera en mer et on se dira "BON
VENT"